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Version vidéo 会員限定フランス語の名言・格言
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« Toute la sagesse humaine sera dans ces deux mots : attendre et espérer. »
人間の英知はすべてこの二つの言葉に集約される:待つこと、そして希望すること。
この回で紹介された本
Le livre de l'épisode
モンテ = クリスト伯 1
人生のすべてを奪われ地獄に突き落とされた男の運命は?
この本を見る →この回で紹介された映画
Le film de l'épisode
モンテ・クリスト伯
Le Comte de Monte-Cristo
この映画を見る →文化コーナー
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今回のショコラは、映画『モンテ・クリスト伯』(Le Comte de Monte-Cristo)にて、伯爵と行動をともにする女性エデ(Haydée)を演じていたAnnamariaさんのインタビューです。
この映画の原作となっているのは、19世紀のフランスの小説『モンテ・クリスト伯』です。映画と同題ですが、人によっては(わたしはそうなのですが)『巌窟王』という邦題のほうが馴染みがあるかもしれません。作者はアレクサンドル・デュマ(1802〜1870年)で、『三銃士』を書いた人としても知られています。
世界に、そして歴史上に文学の名作は数あれど、こと「とにかく読んで面白い」という点にかけて、『モンテ・クリスト伯』という小説の右に出る作品はなかなかありません。「面白い物語」の代表のごとき古典であると同時に、現代においてもまったく色褪せない超一級のエンターテインメントだと言えるでしょう。邦訳はいくつもありますが、わたし前山の訳が光文社古典新訳文庫から刊行中ですので、もしよければ手に取ってやっていただけたら誠に幸いです。
「映画と原作のどちらを先にすべきか」という永遠の問題は、今回はあまり気にしなくてよさそうです。インタビューにあるとおり、物語の展開はだいぶ異なる(もうまったく異なる)と言っていいからです。そして映画と原作それぞれのラストは、いずれも作り手の考えにもとづいて見事に練り上げられており、その上で——実際今回インタビューで見られるように——興味深い比較・議論の対象ともなるでしょう。ぜひどちらも楽しんで、その結末を比べてみてください。 (前山悠先生)
『モンテ=クリスト伯 1』アレクサンドル・デュマ/前山悠 訳: https://www.kotensinyaku.jp/books/book413/
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アラン・バシュング · Alain Bashung
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Alain Bashung “ Je tuerai la pianiste ”
Je tuerai la pianiste pour ce qu'elle a fait de moi
Chaque jour de ma vie, chaque semaine, chaque mois
Et je mordrai sa joue qui un jour fut à moi
Sur le piano de ses nuits, sur le piano de ses draps
Je tuerai la pianiste afin que l'on sache
Que quelque chose existe
Je tuerai la pianiste afin que l'on sache
Que la vie d'artiste n'est pas rose, n'est pas sans tache
Comme un navire qui tangue, qui rend ses attaches
Je tuerai la pianiste afin que l'on sache
Que quelque chose existe en dehors de ça
Quand elle avait vingt ans, la foule à ses pieds
Sous les lambris dorés qu'elle jouait Mozart, Chopin
Je tuerai la pianiste qui n'a pas su m'aimer
Dans la chambre, je pleure où l'amour se cache
Je tuerai la pianiste afin que l'on sache
Que quelque chose existe
Et quand ce sera fait, que le jour sera levé
Sur le satin de ses méfaits, comme une pierre soulevée
Où grouille la vermine dans le champagne et les caviars
Dans son manteau d'hermine, on pourra la voir
Le corps abîmé
Au fond de sa baignoire, blanche comme un lys
Je tuerai la pianiste pour ce qu'elle a fait de moi
Chaque jour que Dieu fait, chaque semaine, chaque mois
Et quand ce sera fait, que le jour se lèvera
Par l'entrée des artistes, quand on saura que c'est moi
Alors je m'en irai, je la couvrirai d'aurore
Alors je m'en irai
Je tuerai la pianiste pour ce qu'elle a fait de moi
Chaque jour de ma vie, chaque semaine, chaque mois
Et je mordrai sa joue qui un jour fut à moi
Sur le piano de ses nuits, sur le piano de ses draps
Je tuerai la pianiste afin que l'on sache
Que quelque chose existe
Je suis un indien, je suis un apache…
Auquel on a fait croire que la douleur se cache
Je suis un apache, je suis un indien
Auquel on a fait croire que la montagne est loin
Je tuerai la pianiste…
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