フランス語の名言・格言
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« La bonne cuisine est la base du véritable bonheur. »
美味しい料理は本当の幸福の基となる
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Le livre de l'épisode
パリのしあわせスープ 私のフランス物語
パリ在住30年!フランス料理研究家
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Chansons littéraires
今回のChocolatでは、ルイ・アラゴンの詩にレオ・フェレやジャン・フェレといった音楽家が曲を付けたシャンソンが取り上げられました。Chansons littéraires -文学的シャンソン、あるいは文芸シャンソンなどと言われることもありますが、有名な詩に音楽家が曲を付けるというのは、フランスでは盛んにおこなわれていて、レオ・フェレはボードレールやヴェルレーヌなどのよく知られている詩に曲を付け、それが広く知られています。
おそらくフランス語を勉強している方の中には、シャンソンに魅了されて勉強を始めた方もいらっしゃるのではないでしょうか。今回のテキストの初めの方に出てきた« Est-ce ainsi que les hommes vivent »は、イヴ・モンタンも歌っていて、『男の生き方』という邦題で知られています。
また、最後に出てきたジャン・フェレは、特にアラゴンの詩にたくさん曲を付けていることで知られています。内容を正確に理解するのはなかなか難しいかもしれませんが、いろいろ聴いてみて、耳に入ってきたフレーズを口ずさんでみるのも、フランス語に親しむのに良い方法だと思います。
エンディング曲
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♪ Est-ce ainsi que les hommes vivent ?
レオ・フェレ · Léo Ferré
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Léo Ferré “Est-ce ainsi que les hommes vivent”
Changer de lit changer de corps
A quoi bon puisque c'est encor
Moi qui moi-même me trahis
Moi qui me traîne et m'éparpille
Et mon ombre se déshabille
Dans les bras semblables des filles
Où j'ai cru trouver un pays
Coeur léger coeur changeant coeur lourd
Le temps de rêver est bien court
Que faut-il faire de mes jours
Que faut-il faire de mes nuits
Je n'avais amour ni demeure
Nulle part où je vive ou meure
Je passais comme la rumeur
Je m'endormais comme le bruit
Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent
C'était un temps déraisonnable
On avait mis les morts à table
On faisait des châteaux de sable
On prenait les loups pour des chiens
Tout changeait de pôle et d'épaule
Le pièce était-elle ou non drôle
Moi si j'y tenais mal mon rôle
C'était de n'y comprendre rien
Dans le quartier Hohenzollern
Entre la Sarre et les casernes
Comme les fleurs de la luzerne
Fleurissaient les seins de Lola
Elle avait un coeur d'hirondelle
Sur le canapé du bordel
Je venais de m'allonger près d'elle
Dans les hoquets du pianola
Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent
Le ciel était gris de nuages
Il y volait des oies sauvages
Qui criaient la mort au passage
Au-dessus des maisons et des quais
Je les voyais par la fenêtre
Leur chant triste entrait dans mon être
Et je croyais y reconnaître
Du Rainer Maria Rilke
Elle était brune et pourtant blanche
Ses cheveux tombaient sur ses hanches
Et la semaine et le dimanche
Elle ouvrait à tous ses bras nus
Elle avait des yeux de faïence
Et travaillait avec vaillance
Pour un artilleur de Mayence
Qui n'en est jamais revenu
Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent
Il est d'autres soldats en ville
Et la nuit montent les civils
Remets du rimmel à tes cils
Lola qui t'en iras bientôt
Encore n verre de liqueur
Ce fut en avril à cinq heures
Au petit jour que dans ton coeur
Un dragon plongea son couteau
Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent
Comme des soleils révolus.