Jules Pascin
Jules Pascin 1885 - 1930
Jules Pascin, de son vrai nom Julius Mordecai Pincas est le fils un riche marchand, de la ville de Vidin en Bulgarie. Ses relations tumultueuses avec une tenancière de maison close, conduit son père à lui exiger de changer de nom. C’est ainsi qu’il décide de se faire appeler un jour Julius Pascin.
Pascin veut aussi être un peintre. Il arrive sur la scène parisienne en un temps où les Picasso, Braque, Miro, les abstraits, les surréalistes, font exploser la peinture et la représentation. Comme d’autres, dont Modigliani, il souffrira sans doute de ne pas trouver la vraie puissance de sa propre peinture et il va se perdre dans les fêtes, l’alcool, la fuite.
Sa peinture est pourtant d’une belle élégance de la couleur, d’une véritable présence sensible de la forme et du trait, mais elle ne lui convient plus. " Je suis un maquereau, dit-il, j’en ai marre d’être un proxénète de la peinture. " " Je n’ai plus aucune ambition, aucun orgueil d’artiste, je me fous de l’argent, j’ai trop mesuré l’inutilité de tout. " Ce sont les derniers mots de sa dernière lettre. À sa compagne, Lucy.
Le 2 juin 1930, à la veille d’une nouvelle exposition de ses œuvres à Paris, il s’enferme chez lui, il s’ouvre les veines et se pend. Il a quarante-cinq ans.